Expression des élus du Conseil municipal de Grésy-sur-Aix.

Face à l’insupportable et après une procédure très éprouvante pour elles, les familles des trois petites victimes ont désormais la volonté et le courage de briser le silence et de témoigner pour contribuer à sensibiliser d’autres familles et ainsi libérer la parole.

Aucune famille ne devrait avoir à traverser une telle épreuve et la Commune de Grésy-sur-Aix leur apporte son indéfectible soutien dans cette volonté de sensibilisation et de se libérer d’un poids qui devenait pour elles trop lourd à porter seules. Aujourd’hui, notre priorité est qu’elles puissent continuer à être entendues, soutenues et puissent surtout se reconstruire.

Dès l’origine, le devoir de la Commune a été d’être en solidarité avec les victimes, en lien avec les enquêteurs et, surtout, avec l’ACEJ, autorité en charge du périscolaire pour le compte de Grésy-sur-Aix.

Notre tâche a été de nous assurer que les bonnes décisions ont été prises pour protéger les enfants, avec la plus grande rigueur et dans les meilleurs délais. En l’espèce, c’est ce qui a été fait.

En seulement quatre heures après l’information transmise par la Gendarmerie, la convention de stage du stagiaire agresseur a été rompue, son établissement scolaire averti des motifs de la rupture, son responsable légal rencontré et la déclaration d’événement grave auprès du Service Départemental à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports (SDJES) effectuée afin de signaler le stagiaire auprès des services de l’État. L’ACEJ s’est aussi pleinement tenue à la disposition des enquêteurs tout au long de l’instruction.

Ainsi, la responsabilité de l’association n’a jamais été engagée par quiconque.

Malheureusement, cette affaire dépasse le seul cadre du territoire. Et même si des mesures volontaristes ont été prises et la vigilance renforcée, nous souhaitons qu’elles puissent nourrir une réflexion nationale qui est déjà en cours : comment permettre aux employeurs et aux responsables d’accueils de mineurs d’être informés plus rapidement lorsqu’une personne fait l’objet de faits d’une telle gravité, dans le respect des principes fondamentaux de notre droit ? Comment renforcer encore les dispositifs de prévention, de signalement et de contrôle ? Comment mieux former les professionnels, sensibiliser les parents et les enfants aux signaux d’alerte ? Comment concilier la protection immédiate des enfants, la bonne information des familles et les exigences de l’enquête ? Comment mieux accompagner les victimes dès les premiers signalements ? Autant de questions qui, nous l’espérons, trouveront une réponse sereine dans le débat public en cours. Cette expérience tragique doit alimenter les réflexions afin de mieux guider les autres structures.

Les élus du Conseil municipal souhaitent réaffirmer toute notre confiance aux équipes de l’ACEJ, qui sont investies dans leurs métiers, souvent de vocation, et qui sont atteintes par cette affaire, laquelle ne représente en rien ce pour quoi elles se sont engagées. Depuis plus de trente ans, l’ACEJ accomplit un travail remarquable auprès des enfants et des familles : sans elle, il serait très difficile, voire impossible, de concilier vie privée et vie professionnelle sans solution de garde.

La Commune demeure aux côtés des familles.

Pour le Conseil municipal,

Florian MAITRE, Maire de la Commune.


Le communiqué rédigé par l’ACEJ est disponible :

 

Expression des élus du CM